Je pars dans une semaine.
En fait non. Dans une semaine je serais déjà là bas.
Je suis pressée.
Mais j'appréhende.
Loins, de tout, d'eux.
Mais avec elles.
Au revoir mes fréres
Au revoir mon pays.
A nous deux, la lumière.
Je fais mon bonhomme de chemin et ma mère pleure. Je suis une sale égoiste, et ma mère crie.
Je veux faire ma vie loin de tout, loin des souvenirs douloureux, loins des joies et des peines qui me rattaches à cette petite et terrifiante ville.
Loins peut être de l'hypocrisie générale dans laquelle ont s'est tous (ou presque) entérrée, loins des idéalistes, et aussi loins du foncier pessimisme de certains.
Avec elles tout est possible.
Avec elles dans une ville inconnue.


